Déclaration de l’Union nationale des fermiers au Nouveau-Brunswick concernant la suppression progressive des services vétérinaires et de laboratoire et la Motion 35

Déclaration de l’Union nationale des fermiers au Nouveau-Brunswick concernant la suppression progressive des services vétérinaires et de laboratoire et la Motion 35

Déclaration de l’Union nationale des fermiers au Nouveau-Brunswick concernant la suppression progressive des services vétérinaires et de laboratoire et la Motion 35

L’UNF-NB représente les petites et moyennes exploitations agricoles qui sont les plus touchées par la perte de services et l’augmentation des coûts. Nos membres produisent toutes sortes de produits dans toutes les régions de la province.

Les fermiers·ières et les vétérinaires comptent parmi les professions les plus stressantes du pays. Ils méritent le respect et un traitement équitable, tout comme le syndicat des travailleurs de laboratoire et l’ensemble du personnel occupant ces postes. Ces travailleur·euses assidus méritent de prospérer dans leur secteur, et non de lutter pour survivre.

Les fermiers·ières et le grand public ont clairement fait savoir que l’absence de consultation, de dialogue et de conseils de la part du secteur, des vétérinaires et des experts de laboratoire a accru le stress et le sentiment de méfiance. Ils ont clairement indiqué que la suppression progressive des services n’est pas la solution aux défis liés à la viabilité́ et à la réussite du programme.

Le nombre de fermes continue de diminuer, le revenu agricole net réalisé continue de baisser, et la suppression de programmes, de projets de recherche et de services ne contribuera pas à améliorer la situation agricole. Bien que le secteur agroalimentaire du Nouveau-Brunswick représente la part la plus importante du PIB, le secteur agricole souffre depuis des décennies d’un sous-financement et d’un manque de reconnaissance. Aucun gouvernement ni aucun parti n’est entièrement responsable de la situation dans laquelle nous nous trouvons ; les mêmes coupes avaient été annoncées en 2000 et, un an plus tard, elles avaient été annulées par le gouvernement de l’époque. Nous remercions tous ceux qui se sont opposés à ce projet. Cette question a mis en lumière les défis permanents auxquels les fermiers·ières sont confrontés au quotidien, et nous soulignons le travail du public et des fermiers·ières ordinaires qui ont lancé des pétitions, manifesté et se sont organisés.

Nous nous opposons à la suppression progressive de ces programmes et services ainsi qu’au calendrier proposé par le ministère de l’Agriculture, de l’Aquaculture et des Pêches (MAAP). Le MAAP s’est engagé à ce qu’il n’y ait aucune interruption de service, mais nos inquiétudes persistent. Nous estimons qu’il existe des alternatives à la suppression des services vétérinaires et qu’il est possible de mettre en place des solutions pour assurer une prestation durable et efficace des programmes. Le bien-être animal et les moyens de subsistance des fermiers·ières ne devraient pas faire l’objet d’un débat. Notre système de gestion de l’offre, pilier de l’agriculture canadienne, est menacé. Les services de laboratoire sont essentiels à la gestion des urgences en matière de santé animale et à d’autres mesures d’atténuation des risques.

Nous avons beaucoup apprécié l’importance accordée à la sécurité alimentaire par l’ensemble du gouvernement, un sujet qui a été évoqué à plusieurs reprises par tous les partis au cours du débat sur la Motion 35 le 14 mai. Nous sommes impatients de collaborer avec le gouvernement et ses représentants sur des programmes, des stratégies et des politiques visant à réduire l’insécurité alimentaire dans la province et à développer nos exploitations agricoles de petite et moyenne taille.

Nous rencontrerons le ministre et le ministère de l’Agriculture le 27 mai pour discuter de cette question importante. Le dialogue entre nos membres, le public et le gouvernement est essentiel pour reconnaître l’importance du travail des fermiers·ières, des vétérinaires et du personnel de laboratoire.

L’Union nationale des fermiers au Nouveau-Brunswick est une organisation agricole générale reconnue. Nous œuvrons à la promotion d’un système alimentaire reposant sur des exploitations agricoles de petite et moyenne taille, financièrement viables, qui produisent des denrées de haute qualité en utilisant des pratiques régénératrices.

Déclaration de l’UNFNB mai 2026

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